Fiche Métier Covid-19 : Taxi ou conducteur de VTC

Article créé le 06 juillet 2020

Pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, le gouvernement a mis en place des mesures de prévention et de protection des salariés et des aides aux entreprises. Le ministère du travail publie des fiches conseils en vue d’accompagner chaque salarié selon différents secteurs dans cette lutte contre la maladie à coronavirus. Quelles sont ces mesures applicables aux chauffeurs de taxi ou conducteur VTC

Le taxi et le VTC sont des services de transports à bord d'une voiture avec un grand choix de commodités permettant à un usager ou client, des particuliers, d’aller d'un point A vers un point B. Les motifs de ces déplacements être peuvent d’ordre personnel tout comme professionnel.


chauffeur de taxi


Rappel sur les risques de contamination du Covid-19 et les mesures barrières

Quels sont les risques de transmission ? Le premier facteur est la projection de sécrétions, postillon ou gouttelette infectieuse, lors d’éternuements ou de toux. Ce risque d’exposition étant plus important en cas de contact étroit à moins d’un mètre dans un même espace, en occurrence l’habitacle d’une voiture (sans de mesures de protection individuelle).

Sur les surfaces et objets contaminés, commandes du véhicule, sièges, vitres, le virus peut survivre quelques heures à quelques jours.

Ce risque de transmission important est dû principalement au contact des mains non lavées ou aux sécrétions.

Outre le respect du geste barrière qui consiste à éternuer ou se moucher, tousse dans son coude (ou prévoir l’utilisation de mouchoir en papier jetable), le chauffeur de taxi doit régulièrement se laver les mains (eau et savon, solution hydro alcoolique SHA) et nettoyer son véhicule (avec des produits détergents et lingettes désinfectantes)..

Pour se sécher les mains, du papier absorbant ou du tissu à usage unique est mis à disposition de l’usager et aussitôt jeter dans un sa poubelle.

Pour lutter contre le virus, chauffeurs de taxi ou de véhicule de tourisme doivent aérer régulièrement leur voiture et ne plus ouvrir la porte du véhicule aux clients ni les refermer (qui se chargent de le faire eux-mêmes.

De même, les bagages sont déposés par le client dans le coffre après l’ouverture par le chauffeur, au départ et à l’arrivée.

Dans cette période de pandémie, les chauffeurs ne doivent plus proposer à leur clientèle des boissons rafraîchissantes ou de friandises en cours du trajet.

Enfin, le chauffeur de taxi ou de voiture de tourisme doit pouvoir respecter les mesures de distanciation physique et les faire respecter par son passager (au moins 1 mètre). Pour saluer par exemple, le conducteur et le client ne doivent pas se serrer la main ou s’embrasser et ne pas faire d’accolade.

Les surfaces et objets touchés ou manipulés sont nettoyés régulièrement.

Organisation spécifique du travail

Informer et sensibiliser son client

Une plaquette explicative affichage covid19, plastifiée, est remise au client ((toute personne de 11 ans et plus) doit rappeler les règles sanitaires, notamment le port du masque obligatoire en l’absence de séparation physique avec le chauffeur : aucun passager ne peut s’asseoir à côté du conducteur, éternuer ou tousser dans le pli du coude, se moucher dans un mouchoir jetable, ne pas parler directement au conducteur ni le toucher.

Un affichage rappelle les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, la présence d’une seule personne à l’arrière et l’interdiction de s’asseoir à côté du chauffeur.

Un film plastique amovible ou un écran fixe peuvent faire office de séparation : dans ce cas, plusieurs passagers peuvent être acceptés sur la banquette derrière le chauffeur (appartenant à une même maison ou en cas de transport d’élèves en situation de handicap).

La prise en charge des passagers se fait exclusivement après réservation, téléphone, mail ou SMS (peu de prise en charge sur la voie publique). 

Plan de nettoyage du véhicule

L’intérieur du véhicule, habitacle et sièges, ainsi que l’extérieur sont nettoyés le plus souvent possible (périodicité et suivi rigoureux). Ainsi, le nettoyage journalier s’effectue sur les poignées de portes et les boutons de commandes passager et conducteur, de l’habitacle, sièges et dossiers, volant, levier de vitesse, tableau et ordinateur de bord, écran du GPS, commandes de la radio, zone de paiement et matériel de tarification.

De manière générale, le chauffeur VTC et taxi doivent procéder au nettoyage de tout objet, surface, susceptible d’avoir été contaminées par le contact direct des mains.

Ce plan s’applique entre chaque course et prise en charge de client. Avant de quitter le véhicule, le client est invité à emporter tous ses déchets. Une désinfection complète des zones de contact passager se fait le plus souvent possible.

En cas de présence de personnes présentant des symptômes d’infection, le chauffeur ne doit pas accepter ces passagers et les orienter vers un service de transport sanitaire.

Avant et pendant la journée de travail, le chauffeur VTC et taxi doit s’assurer de la mise à disposition de gel hydro-alcoolique à bord, de consommable pour se sécher les mains.

Paiement de la course

Lors du paiement par CB, seul le client manipule le terminal et sa carte : pas de passage de main en main. Ce moyen de règlement est à privilégier, sauf si paiement en espèces sans contact.

Le nettoyage du terminal de paiement est fait après chaque utilisation.

Mesures de prévention et de lutte supplémentaires

Un siège protégé par un film plastique doit être installé en cas de partage d’un même véhicule par plus de 1 chauffeur, qui sera ensuite jeté après utilisation entre chaque chauffeur.

Les frigidaires, machines à café, photocopieurs ou fontaines à eau et autres équipements de travail commun de la société de transport sont strictement surveillés dans cette période épidémique. D’autres alternatives doivent être proposées par l’employeur (utilisation de matériels individuels, bouteille d’eau, affiches rappelant les gestes barrière, distanciation de plus de 1 mètre).


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