Fiche Métier Covid-19 Préparateur de commande en entrepôt logistique

Article créé le 22 juin 2020

Quels sont les risques d’exposition pour le préparateur de commande en entrepôt ? Le ministère du travail publie des fiches pour accompagner de nombreux professionnels dans les différents secteurs d’activités pour faire face aux risques actuels de contamination du Covid-19. Comment prévenir et lutter contre la propagation du virus ? 


préparateur de commandes en entrepôt


Risques et prévention pour faire face au Covid-19 : focus sur le métier de préparateur de commandes

Rappel sur les risques d’exposition du préparateur de commandes en entrepôt

Le cœur de métier de ce professionnel est la préparation des commandes, c’est-à-dire réceptionner la marchandise, vérifier son état et la stocker. Il a également en charge de valider la conformité de la marchandise avec la commande enregistrée. En temps normal, sa présence est obligatoire et il a sa charge de signer le bon de livraison et d'expédier la marchandise.

Dans tous ces processus, le préparateur de marchandises est exposé aux risques de contamination du Covid-19 par contact direct des mains avec les objets, surfaces ou encore matériels et accessoires non désinfectées (le virus peut survivre à l’air libre et se propager quelques heures à quelques jours). De plus, le préparateur de commande peut être exposé aux gouttelettes infectieuses par la projection de sécrétions lors d’éternuements ou de la toux dans ses interactions avec d’autres salariés ou prestataires. Le risque est d’autant plus élevé si les salariés ou prestataires se trouvent dans un même lieu de vie à moins d’un mètre de distance, en l’absence de mesures de protection.

Un autre facteur à risque important est est le contact des mains non lavées avec la bouche, le nez, le visage, les aliments, les verres et bouteilles, la cigarette (le partage par le passage de main en main est interdit).

Mesures barrières et distanciation physique

Pour le professionnel préparateur de commande en entrepôt, le premier geste de sécurité sanitaire consiste à se laver les mains le plus fréquemment possible : à l’eau et au savon ou avec une solution hydro alcoolique SHA ; puis se sécher les mains avec du papier ou un tissu à usage unique.

Il doit également veiller à ce que les objets manipulés et les surfaces touchées soient également nettoyées le plus souvent possible.

Pour tousser et éternuer, il l’effectue en bloquant avec son coude les sécrétions de la bouche ou du nez ou en utilisant tout simplement un mouchoir jetable.

Pour écarter le danger des projections, le préparateur de commandes doit respecter les mesures de distanciation physique de plus de 1 mètre, ne pas se serrer les mains pour saluer un collègue, ni embrasser ou faire d’accolade.

Des mesures d’adaptation de postes et des modalités de travail doivent permettre aux salariés en situation de handicap de bien respecter les consignes sanitaires avec les règles de distanciation physique pour accéder à l’emploi ou exercer leur métier (aménagements et adaptations financés par les services de l’Agefiph et du Fiphfp).

Mesures spécifiques en période de pandémie

Organisation du travail et mesures de lutte contre la propagation du virus

Le télétravail doit être mis en œuvre si l’organisation du travail le rend possible : toutefois, le préparateur de commandes est le premier responsable de la marchandise. Sa présence est capitale pour le bon déroulement des opérations : l’employeur doit alors établir un planning avec des horaires décalés de travail (coactivité entre caristes et préparateurs de commandes) et le séquencement des activités, pour faciliter le respect des règles de distanciation physique et limiter à la fois l’affluence et la concentration entre salariés et avec des intervenants extérieurs.

La gestion des flux doit tenir compte de la jauge maximale de 4 m²/personne dans l’entrepôt pour limiter le nombre de personnes simultanément présentes dans un même espace. De nouveaux parcours sont définis au sein des locaux, avec un sens unique d’entrée et de sortie des locaux, l’entrée et la sortie étant différente.

Les postes des opérateurs doivent être aménagés avec une distance permanente d’au moins 1 mètre, en quinconce par exemple avec des postes aux quatre coins d’un local avec un autre au milieu. Un marquage au sol doit assurer les distances de sécurité dans les zones de coactivité, co-packing, conditionnement à façon et zone d’accueil.

Les espaces encombrés et les stocks trop volumineux sont tous dégagés afin de limiter la proximité des opérateurs lors de leur circulation dans l’entrepôt.

La rotation des équipes permet d’éviter le croisement successif des salariés et des opérateurs. Les espaces de circulation ne doivent pas être encombrés ou être signalés si encombrés à l’encadrement dans l’entrepôt.

Outils et matériels des opérateurs

Des outils et équipements de travail, diable, transpalette, chariot élévateur, outils de voice-picking, scanner, téléphone, dérouleur de scotch sont attribués pour chaque opérateur (pas de partage ni prêt de ces matériels et de ces outils avec les autres opérateurs sans nettoyage préalable).

L’opérateur doit avoir en permanence des consommables, lingettes, gel hydro alcoolique, housses à usage unique pour les casques téléphoniques. Des poubelles avec un système de fermeture fonctionnel à pédale et équipées de sacs-poubelle résistants sont disposées à proximité immédiate des opérateurs pour y jeter les lingettes usagées.

Le sac-poubelle est fermé et jeté suivant la filière d’élimination classique des déchets.

Opérations de chargement

Le chargement et déchargement, mécanique ou manuel, doivent être conduits par un seul opérateur selon le protocole en place pour limiter les risques de coactivité (organisation des opérations et entrées sur le site d’accueil avec les transporteurs, intervenants extérieurs de récupération des containers déchets) :

  • téléphone
  • klaxon
  • appel de phares
  • lieu de parking
  • zone d’attente
  • points d’accès autorisés, locaux sanitaires, restauration
  • mesures pour vérifier et accepter les livraisons sans contact avec l’interlocuteur, prise de photos ou scan (pas d’échange de documents ou de matériel)

Le chauffeur et les opérateurs de l’entrepôt doivent appliquer les consignes sur les règles de distanciation sur l’aire ou les quais de chargement. Des barrières physiques équipent les postes du bureau de réception et d’expédition, écrans translucides de 2 mètres de hauteur depuis le sol et 1 mètre de largeur.

Ce n’est que lorsque l’ensemble de ces précautions n’est pas suffisant que l’employeur doit les compléter par des mesures de protection individuelle : port EPI, masque, visière, combinaison, surblouse.

Organisation des vestiaires et salle de pause

En salle de pause, de restauration, l’utilisation des fontaines à eau est suspendue pendant la pandémie. Des couverts, verres ou gobelets individuels jetables peuvent être distribués, ou de préférence des bouteilles d’eau individuelle. Chaque salarié peut amener ses propres couverts.

La prise des repas est organisée en horaire décalé avec le respect des 1 mètres de distanciation à table. Le nombre de chaises suffisant correspond au nombre de personnes pouvant déjeuner ensemble (emplacements distancés grâce au marquage au sol).

Tous équipements et surfaces en contact avec les mains sont à nettoyer, avec la salle de pause après chaque pause ou prise de déjeuner. Les déchets sont jetés dans une poubelle à pédale.

Les vêtements sales sont rangés dans un contenant à usage unique puis une poubelle, et envoyés pour le nettoyage en cas d’externalisation.

Toutes les trois heures les locaux sont aérés pendant 15 minutes.


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