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Travailler en caisse surant le covid19

Article créé le 19 mai 2020

Quelles sont les précautions à mettre en place pour le travail en caisse face au Covid-19 ? Généralement, ces travailleurs courent un grand risque lors de leur journée de travail, à cause du contact rapproché avec les clients Le ministère du travail a créé des fiches conseils par métier pour les professionnels de toutes les branches à prendre les mesures nécessaires pour prévenir et lutter contre la propagation du virus sur les lieux de travail.. Le ministère du travail a créé des fiches conseils par métier pour les professionnels de toutes les branches à prendre les mesures nécessaires pour prévenir et lutter contre la propagation du virus sur les lieux de travail.


caissière


Rappel sur les mesures de protection contre le Covid-19 : quels sont les bons gestes ?

Quels sont les risques de transmission du coronavirus ?

Tout employeur doit mettre en place des moyens renforcés afin d’éviter les risques d’exposition au virus de ses salariés, mais aussi évaluer les risques inévitables et privilégier les mesures de protection collective (en priorisant la protection individuelle avec le port d’EPI comme les masques de protection supplémentaire).

Le lavage des mains s’impose comme geste barrière prioritaire dans la lutte contre la propagation du Covid-19 : chaque salarié doit pouvoir se laver les mains à sa prise de poste, lors de changement de client à la caisse ou pendant les pauses et avant de quitter son poste de travail. Des produits d’hygiène sont prévus à cet effet, savon liquide, gel hydroalcoolique, les lingettes désinfectantes permettent en plus de nettoyer les objets manipulés par les mains (avec de produits de nettoyage habituel).

Les sécrétions lors d’éternuements ou de toux sans protection (mesures barrières) constituent un risque important de transmission du Covid-19 (projection de gouttelette infectieuse ou de postillon). Le risque est d’autant plus élevé lorsque la personne éternue ou tousse à moins d’un mètre de distance (contact rapproché). Le geste barrière à adopter pour cette personne est alors d’éternuer, tousser dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique.

Le virus peut survivre quelques heures à quelques jours sur les surfaces contaminées, par les projections ou par les mains non lavées (objets, cartons, poignées), il convient alors de nettoyer ces surfaces (avec de l’eau propre et du savon), de laisser sécher et de les traiter avec des produits de désinfection virucide (javel, désinfectants à base de chlore, d'éthanol à 75 %, solvants, et acide peracétique).

Le tapis de caisse, le clavier de carte bancaire ou le scanner doivent être très fréquemment nettoyés et désinfectés, ainsi que les barres de chariots et les anses de panier. En plus, des pulvérisateurs désinfectants doivent être placés au niveau de la zone de remisage des chariots et des paniers. Il faut rappeler que le contact des mains non lavées (après avoir touché des surfaces contaminées) avec la bouche est un vecteur important de transmission du virus.

Organisation du travail à la caisse en période d’épidémie

La caissière est directement exposée au risque de contamination épidémique : pour éviter les risques d’exposition, un sens de déplacement unique doit être instauré pour éviter les croisements. Pour éviter ou limiter ant l’affluence et la concentration des salariés et des clients, transporteurs, livreurs et fournisseurs, il faut organiser la journée avec un séquencement des activités et des horaires décalés.

Pour respecter la jauge maximale de 4 m2/personne, l’employeur et les salariés doivent optimiser la gestion des flux, comme filtrer par exemple l’entrée des personnes, mettre en place un sens de circulation et faire respecter les règles de distanciation physique de 1 mètre (pas de longue file d’attente).

Il faut toujours penser à libérer le tapis en sortie de caisse. Pour éviter les empilements au moment du dépôt des marchandises, le client devra être guidé en facilitant la lecture du code barre.

Les temps de pause et la rotation des caissières doivent permettre un nettoyage plus régulier des mains, au minimum 30 minutes.

L’encaissement est organisé selon des modalités de passage en caisse (panneau d’information bien visible), notamment les règles de patience et de civilité, le dépôt direct des objets sur le tapis de caisse pour faciliter le scannage, besoin ou non de ticket de caisse par le client...

Les postes d’encaissement automatiques sont toujours préférables aux postes classiques (scanners et douchettes de paiement à faire nettoyer régulièrement).

Les caisses ouvertes sont espacées, une caisse ouverte sur deux, chaque caissière doit accomplir sa tâche principale et ne plus s’occuper des remises de bons, de papiers publicitaires, de carte fidélité.

Téléphones ou le micro d’appel de caisses (protégés par un film protecteur jetable) sont désinfectés le plus souvent. Délimitez une zone dédiée aux chariots et paniers pour faciliter leur désinfection. Les clients munis de leur propre sac sont invités à le laisser dans le chariot et non pas à le mettre sur le tapis de caisse.

Autres mesures recommandées en caisse

Port de masque à recommander

Pour garantir la protection de la santé et sécurité des personnes en contact direct avec la caissière, il faut envisager le port de masque de protection antiprojection lorsque l’ensemble des précautions de gestes barrières et de distance de sécurité ne suffisent pas (mesure de protection individuelle).

Pour établir une seconde barrière physique, chacun des postes d’encaissement doit être équipé d’un écran translucide (caisse panier ou en U hauteur 2 mètres depuis le sol et largeur 1 mètre caisses tapis largeur 1,5 mètres) ou d’un film transparent couvrant l’ensemble du visage (visière transparente). Le plexiglas de séparation est nettoyé et désinfecté des 2 côtés après chaque changement de caissière. 

Port de gants... à proscrire

Dans le métier, le port de gants est un moyen de récupérer le virus pour le transmettre d’un client à un autre. Par exemple, si un client asymptomatique saisit le panier ou son contenu avec ses mains contaminés, la caissière munie de gants va à son tour manipuler les marchandises.

De plus, les gants sont enfilés tout au long de la journée de travail, ce qui amplifie encore plus le risque de contamination. 

Une règle stricte doit être établie, tout produit manipulé doit être acheté et ne doit pas être reposé en rayon. 

Sanitaires et prise de repas

Le nettoyage régulier des sanitaires doit être vérifié par le responsable ou l’employeur (au moins deux fois par jour), qui assurent également le bon approvisionnement des produits désinfectants des mains.

Les repas des caissiers sont dorénavant pris en horaire décalé en respectant la distanciation physique de 1 mètre minimum à table. Des bouteilles d’eau individuelles peuvent être remises aux salariés (en supprimant l’accès à la fontaine d’eau). 


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